monsieurj

1919, quelques mois après la der des ders. Au palais de justice de Paris commence le procès de l’assassin de Monsieur J. Quatre ans et demi après les faits, le criminel se tient enfin devant ses juges.
Dans le prétoire règne une atmosphère étrange. Les plaidoiries sont couvertes par le silence assourdissant qui suit le feu et la mitraille : sur l’autel de la guerre gisent des millions de sacrifiés.
Marius, compagnon fidèle de Monsieur J, venu de Marseille, assiste médusé aux débats. Éléonore, jeune journaliste chargée d’en rendre compte, n’accepte pas la tournure qu’ils prennent. Fait-on le procès de l’assassin ou de la victime ?

Masse Critique est souvent l'occasion de sortir des sentiers battus, de découvrir des titres jusque là passés inaperçus. Cette fois, c'est ce roman paru aux Éditions de l'Atelier que j'ai eu le plaisir de recevoir. Cette lecture, bien qu'intéressante, fut trop ardue pour que je puisse l'apprécier à sa juste valeur, sans doute.

A la veille de la grande guerre, Monsieur J. est assassiné. Homme politique influent, il s'opposait à cette guerre que tous sentaient venir. Déclenchement du conflit oblige, c'est en prison que son assassin, Hervé, a passé les 5 années le séparant de son procès. L'essentiel de l'action se passe dans le palais de justice ou dans ses alentours, entre souvenirs de Monsieur J., considérations sur la justice, la politique, la guerre, et interrogations sur ce qu'aurait fait la victime si elle avait finalement assisté au déclenchement du conflit et à la mobilisation. 

Je l'ai sans doute déjà dit : les romans historiques ne sont pas ma tasse de thé. La politique ne l'est guère plus. Vous l'aurez compris, je ne m'attendais pas à ce contenu, mais à un roman de prétoire plus classique. Je reconnais cependant que le soucis ne vient pas de l'écriture, bien au contraire. Si j'ai mis longtemps à venir à bout de ma lecture, c'est en raison de ce dense arrière-plan politico-historique qui me faisait l'effet d'un mur infranchissable. On est presque davantage dans l'ouvrage historique que dans le roman, en fait, avec ce récit à peine voilé de l'assassinat de Jaurès. L'échec de cette lecture tient, pour moi, en grande partie de cette incompréhension de départ : j'attendais autre chose. De longues journées (et de courtes nuits) n'ont certes pas arrangé les choses... Pour les amateurs du genre - et même pour moi, à un autre moment - l'écriture et les connaissances de Pierre Dharréville devraient par contre être annonciateurs d'un bon moment de lecture.

Merci à Masse Critique et aux Éditions de l'Atelier pour cet ouvrage, je le redis, très intéressant et qui, je l'espère, saura trouver un public mérité.

 

7ème lecture de la Rentrée Littéraire, et 20ème auteur découvert dans le cadre du challenge de Mira Tomique

challengerl2014

Mira