ferme

 

Ta mère... elle ne va pas bien. Elle s'imagine des choses – des choses terribles, terribles. Elle est à l'hôpital. Elle a été internée. Un appel de son père. Quelques mots. Et Daniel qui imaginait ses parents profiter de leur retraite dans une charmante ferme suédoise voit son monde basculer. Et puis un autre appel. Sa mère. Je suis sûre que ton père t'a parlé. Cet homme ne t'a dit que des mensonges. Je ne suis pas folle. Je n'ai pas besoin de médecin. J'ai besoin de la police. Deux histoires. Deux vérités. Qui croire ? Jusqu'où Daniel sera-t-il prêt à aller pour lever le voile ? Au risque de découvrir des secrets plus terribles encore...

J'ai pris du retard dans mes billets... Quelques nuits blanches (merci au loulou fiévreux) m'ont permis de lire plusieurs romans en peu de temps, mais l'occasion m'a manqué de venir rédiger mes avis.

J'attendais beaucoup de cette lecture. Sans doute trop, en fait. J'attendais plus de paranoïa, de rebondissements, de va-et-vient entre les parents de Daniel. Au final, seule la mère a la parole dans ce récit, le père n'y faisant que de très brèves apparitions, hormis à travers les paroles de son épouse. 

L'idée était pourtant intéressante. Jusqu'à quel point connaissons-nous nos parents? Que peuvent-ils nous cacher, plus encore lorsque nous ne vivons plus sous leur toit? Pouvons-nous passer totalement à côté de difficultés financières, conjugales, ou de santé? Mais encore une fois, il m'a manqué ce va-et-vient que j'attendais, à tort. Parce que la question posée par la quatrième de couverture est finalement celle qui hante un jour ou l'autre chaque enfant : préfères-tu ton papa ou ta maman? Qui vas-tu croire? Qui vas-tu défendre? Aux côtés de qui vas-tu te ranger? La narration nous place d'emblée aux côtés de la mère, malgré les doutes qu'elle instille.

Entre secrets familiaux et non-dits, entre éloignement et isolement au fin fond d'une région glaciale et peu peuplée, l'étouffement guette. Mais le suspens haletant que j'attendais ne s'est pas présenté, de même que la plongée dans la folie maternelle. Les événements affreux que je prévoyais n'ont pas eu lieu. Certes, il y a un mystère, une ambiance, une disparition. Certes, le doute a plané du début à la fin dans l'esprit de Daniel comme dans le mien. Mais j'en suis restée vraiment très détachée. J'ai bien tenté de deviner, de chercher des indices, de me mettre à la place de... Mais je pense que j'y ai vite renoncé et que je n'ai continué ma lecture que guidée par la simple curiosité de la lectrice lambda, et non pas par l'envie irrépressible de savoir. Et la forme même du récit de la mère, froide, mathématique, succession de faits chronologiques, a contribué à m'en garder à distance. Ce n'est pas "mauvais", ce n'est pas "mal écrit". C'est -peut-être par ma faute- décevant. 

Et puis... Et puis, il y eut cette note de l'auteur, une fois la dernière page tournée. Et tout prend un sens nouveau à la lumière de cet épilogue. Elle est là, la surprise réservée par ce roman (surprise heureusement préservée par le fait que je n'avais lu aucune information à ce sujet -et je me garderai bien de trop en dire ici). Et si finalement tout l'intérêt y résidait? Oui, peut-être. Sans doute. Mais en ce qui me concerne, cela n'a malheureusement pas suffi à rehausser le souvenir que j'en garderai. 

 

Challenge Lecture 2015 - Catégorie "Un livre qui vous a déçu"

11ème lecture de la Rentrée Littéraire 2014

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Challenge 1 mois 1 consigne - Janvier : livre paru en 2014

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