aube grandiose

 

Titania emmène sa fille, Nine, 16 ans, dans une mystérieuse cabane au bord d'un lac. Il est temps pour elle de lui dévoiler des événements de sa vie qu'elle lui avait cachés jusqu'alors.

 

Alors qu'elle se prépare à assister à la fête du lycée, Nine est enlevée par sa mère. Les voici en route pour une cabane cachée au bord d'un lac. Le long trajet s'est fait dans le silence boudeur, Titania refusant d'expliquer à sa fille leur brusque départ. Ce n'est qu'une fois arrivées à destination, à la tombée de la nuit, qu'elle commence à lui raconter l'histoire de sa famille. Nine se découvre ainsi une famille : une grand-mère et deux oncles, qu'elle rencontrera enfin lorsque sa mère sera parvenue au bout de son récit. 

Le roman alterne les chapitres au présent - Nine, râlant sur l'absence de réseau et sa batterie à plat, tentant de nouer les fils, de comprendre pourquoi sa mère a choisi cette nuit-là pour sortir du silence - et au passé - Titania déroulant son enfance, entre sa mère célibataire et fantasque et ses frères, au gré des rencontres et des déménagements. Elles ont la nuit devant elles, et ce n'est que lorsque le soleil se lèvera que Nine connaitra le fin mot de l'histoire. De son histoire.

Étrange sensation que cette lecture, réalisée quasi en temps réel. J'ai en effet profité d'une insomnie pour lire pendant une bonne partie de la nuit, et terminé ce roman alors que le jour se levait. Est-ce que ces circonstances ont joué dans mon ressenti? Peut-être. Je me suis en tout cas totalement plongée dans cette lecture. J'ai adoré Titania, et sa famille follement attachante. J'ai assisté à des matchs de foot, à des sorties en vélo. J'ai partagé leurs rencontres, leurs séparations, leurs frustrations, et les secrets de Rose-Aimée. L'alternance entre les époques a bien sûr contribué à me faire entrer davantage dans l'histoire, me poussant à lire toujours un autre chapitre. On n'est pas loin de l'envoutement, avec cette histoire.

Et lorsque l'aube s'est finalement levée, j'ai regretté que l'histoire s'achève là, j'aurais voulu les accompagner encore un bout de chemin (et je me suis rendormie une heure, quand même). 

Note particulière pour les illustrations de Coline Peyrony, la fille d'Anne-Laure Bondoux, qui contribuent à nous replonger au coeur des années 80.

 

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour cette très belle découverte.

 

Challenge Rentrée Littéraire 2017 #3